Mercredi 29 août 2007

Dix huit cent trente trois litres d’eau

C’était ce que buvait un géant chaque jour

Il avait peur de s’envoler, il préférait se noyer

Dès que la pluie tombait

Il ouvrait grand la bouche

Et l’on pouvait y apercevoir

Les traces du passé

Qu’il avait comprimées

Dans sa gorge enflammée

Toute une vie s’exprimait

Des chemins parcourus

Le regard vif les mains tendues

Il ignorait qu’à tant déménager

Il finissait par se perdre pour de bon

Dix huit cent trente trois litres d’eau

Et le sable s’accrochait

A ses pieds qui dansaient

Une fois de plus pour éviter

Les regrets, les souvenirs

Du temps où il n’était pas seul

A demander pardon

Les marées hautes avaient fini

Par l’engloutir de l’intérieur

Il avait trop cherché

A rejoindre ses parents

Qui s’étaient contentés

De partir sans le prévenir

Qu’il n’y changerait rien à boire

Dix huit cent trente trois litres d’eau

Par couriz - Publié dans : Mes écrits
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